« Qatargate » : l’enquête belge risque l’enlisement
Plus d’un an après la spectaculaire opération de police, à Bruxelles, qui a rendu public un scandale de corruption au Parlement européen, l’avenir du dossier devant la justice paraît incertain
Revue de presse citoyenne
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Plus d’un an après la spectaculaire opération de police, à Bruxelles, qui a rendu public un scandale de corruption au Parlement européen, l’avenir du dossier devant la justice paraît incertain
Le Parlement européen a levé, jeudi 2 février, l’immunité de Marc Tarabella et d’Andrea Cozzolino, deux eurodéputés, respectivement belge et italien, visés par la justice belge dans l’affaire du « Qatargate », le scandale de corruption présumée au profit du Qatar et du Maroc.
Deux eurodéputés ont avoué avoir voyagé au Qatar aux frais de l’émirat, sans l’avoir déclaré, contrevenant ainsi à leur obligation d’élus européens. L’avocat de l’élu socialiste belge Marc Tarabella a en effet reconnu, dimanche 15 janvier, que ce dernier avait omis de déclarer un voyage effectué au Qatar en février 2020, quelques jours après que sa compatriote Marie Arena a fait état d’un « oubli » similaire.
Le juge d’instruction Michel Claise a déposé une demande de levée d’immunité parlementaire qui vise deux députés européens, le socialiste italien Andrea Cozzolino et le socialiste belge d’origine italienne, Marc Tarabella – depuis suspendu de son parti à titre conservatoire. Tous deux sont proches de Pier-Antonio Panzeri, l’ancien eurodéputé socialiste italien (2004-2019) au cœur de cette affaire qui a sonné le Parlement européen. L’institution devrait entamer l’examen de cette demande lors de sa prochaine séance plénière, qui débute le 16 janvier à Strasbourg.