Jean-Luc Petithuguenin

Paprec va payer 17,5 millions d’euros pour solder ses poursuites pour corruption et entente

Le groupe Paprec a accepté de payer 17,5 millions d'euros d'amende pour solder ses poursuites concernant notamment des marchés publics relatifs au traitement des déchets, selon un accord entre la société et le Parquet national financier (PNF) validé mardi par un juge parisien.

La justice oblige le président de Paprec à quitter ses fonctions, ses fils prennent le relai

Jean-Luc Petithuguenin ne peut plus diriger l’entreprise qu’il a créée il y a trente ans. Le président et fondateur de Paprec a été placé, la semaine dernière, sous contrôle judiciaire. Il a été mis en examen, "à sa demande" précise l’entreprise, pour corruption dans le cadre d’un contrat pour la construction d’une usine de recyclage de déchets, la spécialité de Paprec.
Sur le fond de l'affaire, la justice soupçonne le fondateur de Paprec de corruption. Elle enquête sur le lien entre l'obtention d'un contrat pour la construction d'une usine de recyclage dans l'Oise et le sponsoring d'une course équestre à Compiègne, organisée par la femme du sénateur-maire de la ville, Philippe Marini. La défense pointe que cet évènement était aussi soutenu financièrement par d’autres groupes comme Indigo et Suez.