Mis en cause depuis une décennie, le maire LR Gérard Trémège devait enfin être jugé dans une affaire de marchés publics suspects en mars. L’audience a été reportée sine die, faute de personnel. « Nous n’arrivons plus à travailler dans ces conditions », alerte le président du tribunal auprès de Mediapart.
Le procès de Gérard Trémège, le maire de Tarbes, qui devait être jugé à Pau du 3 au 7 mars prochain dans une affaire de favoritisme lors de l'attribution de marchés publics, aura finalement lieu en fin d'année, en octobre ou novembre.
Le haut fonctionnaire Frank Supplisson, ayant travaillé auprès de l’ancien président ou de Christine Lagarde, est en détention depuis avril. Au cœur de multiples enquêtes de Mediapart, il est mis en cause dans plusieurs projets industriels spécieux, ayant conduit à des centaines de licenciements.
Après plus de dix ans d'instruction, la date du procès de Gérard Trémège, maire de Tarbes, a été fixée au 3 mars 2025 par le tribunal de Pau. L'édile sera jugé pour prise illégale d'intérêts et favoritisme dans l'attribution de marchés publics et cessions de terrains municipaux, aux côtés de neuf autres prévenus.
Inquiété par des affaires judiciaires depuis de nombreuses années, le maire de Tarbes entrevoit le bout du tunnel. Ce vendredi 21 juillet, Gérard Trémège a annoncé à la presse l'abandon de plusieurs charges à son encontre. Ne reste qu'un délit de favoritisme, qu'il assume.